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COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

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COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

Depuis le 11 mai, la France se déconfine ; cependant nos centres de formation demeurent fermés au public : la réouverture sera progressive afin de garantir la sécurité des stagiaires et des collaborateurs.
Dès le début de la crise sanitaire, nous nous sommes mobilisés pour maintenir une continuité pédagogique par tous les moyens efficients et pertinents. C’est dans cette optique que nous avons conçu des solutions de formation à distance, encore privilégiées à ce jour.
 

 

La réactivité immédiate

Nous vous en parlions le 27 avril dans notre dernier article, qu’en tant qu’opérateur de la Métropole de Lyon pour l’accompagnement des bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi, nous avons mis en place un plan de continuité de l’activité d’accompagnement individuel. L’activité socio-professionnelle n’a pas été la seule à bénéficier d’un tel maintien.

En effet, le service ingénierie IFRA, avec l’appui de Léo Lagrange Formation travaille depuis le 20 mars au développement d’une plateforme Moodle : https://ifra.leolagrange-formation.fr, permettant aux stagiaires équipés (ordinateur, tablette, smartphone) de poursuivre leur formation à distance. A ce jour, plus de 30 groupes en métiers du tertiaire, vente, FLE et DEAP poursuivent leur formation à distance. Cette plateforme est opérationnelle depuis début avril et propose :

  • Des ateliers thématiques à la journée (outiller sa candidature, préparer l’entretien d’embauche…
  • Des parcours certifiants : préparation aux métiers de la vente, de l’aide à la personne, de la gestion de paie et de la comptabilité
  • Des formations de français langue étrangère

Le travail réalisé par les équipes, ingénieurs pédagogiques et formateurs, est remarquable : tous ont fait preuve d’agilité pour relever le défi de déployer une offre de formation à distance de qualité. Ces adaptations à distance et le développement de chaque module nécessitent un back-office en ingénierie pédagogique important, en particulier en Français Langue Étrangère.

La solution en ligne proposée aux stagiaires privilégie le mode synchrone, c’est-à-dire que lors de chaque séance les stagiaires :

  • Retrouvent leur formateur et leurs camarades dans des classes virtuelles qui permettent des échanges directs, favorisant l’interactivité et la convivialité
  • Réalisent des activités en semi autonomie : les stagiaires peuvent à tout moment interpeller le formateur via un chat (messagerie instantanée) pour bénéficier d’explications, d’aiguillage, de guidance…

La priorité est de favoriser la participation de tous les stagiaires ; c’est pourquoi chacun est accompagné à la prise en main de la plateforme, l’objectif étant de limiter autant que possible les risques de fracture numérique. Quelques stagiaires ont tout de même été contraint de faire le choix d’attendre le retour du présentiel.

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« Si j’avais beaucoup d’appréhension avant de commencer la formation à distance, plus le temps passe, plus je trouve qu’il y a beaucoup d’avantages dans ce type de formation. » mentionne Nicoleta Oanea, formatrice AFC FLE.

 

La formation à distance

Les salariés mobilisés pour animer ces formations à distance ont découvert à vitesse grand V de nouvelles modalités de formation et les éventuelles craintes ont vite été balayées. Une révolution dans nos pratiques et le bilan est positif !

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«  Pour la réalisation des ateliers que nous mettons en œuvre pour Pôle Emploi, il y a un fort engouement de la part des participants : certains rencontrent des difficultés de connexion parce que leur équipement n’est pas toujours performant, mais tous ont une réelle volonté de participer et de bénéficier des différents apports de cette prestation à distance. » souligne Tanguy Dubourguet, animateur Ateliers

 

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« Aujourd’hui l’avantage principal de la formation à distance est certainement la flexibilité sur l’organisation des séances de formation ! Alterner entre classe virtuelle et travail en semi-autonomie est également un point essentiel et avantageux. » ajoute Quentin Marlhens, formateur AFC Vente.

 

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 « C’’est une réelle opportunité d’améliorer l’efficacité et la richesse de l’enseignement. Dans ce fabuleux projet j’apprécie l’objectif construit ensemble pour répondre aux besoins et aux attentes de nos stagiaires à distance ; dépasser leur capacité d’apprentissage et de promouvoir des interactions, le dialogue, le débat et l’échange interculturel. » précise Elena Jamet, formatrice OFII.

 

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« La FAD est bénéfique pour les stagiaires car elle leur permet de continuer leur formation et de garder un lien avec le formateur et l’organisme de formation. Un autre effet bénéfique : les stagiaires apprennent à se servir de l’outil numérique à travers la classe virtuelle. Ils sont plus autonomes maintenant. » précise Charlotte Delstein, formatrice OFII

 

Même si un retour en formation présentielle est désormais possible, l’ouverture de tous nos centres suivra un plan de reprise progressif afin de garantir des conditions sanitaires satisfaisantes pour accueillir les apprenants.

Cette crise a engendré de nombreux inconvénients mais nous en retirons le bénéfice de la formation à distance. Cette modalité pédagogique va perdurer pour s’inscrire dans nos pratiques ; notre offre formative digitale va ainsi évoluer et se développer au bénéfice des parcours de formation du « monde d’après ». 

La continuité de l’activité socio-professionnelle

La continuité de l’activité socio-professionnelle

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La continuité de l’activité socio-professionnelle

[COVID-19] A l’heure où le confinement touche à sa fin, la mobilisation de nos équipes et partenaires restent dominante. La formation est aussi un secteur fortement impacté par cette crise et des moyens sont déployés tant que possible pour assurer un maintien de l’activité ainsi qu’une continuité pédagogique. L’IFRA, opérateur de la métropole, tient à la nécessité de répondre aux besoins des bénéficiaires du rsa et des demandeurs d’emploi dans leur accompagnement vers l’emploi.

Des solutions mises en place

Conformément aux consignes du gouvernement et afin de respecter toutes les dispositions pour sensibiliser et préserver la santé de notre public et de nos collaborateurs.trices, tous les centres IFRA sont fermés au public depuis lundi 16 mars 2020. 

Dans ce contexte de crise sanitaire exceptionnelle, l’IFRA, opérateur de la Métropole de Lyon pour l’accompagnement des bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi, a pu rapidement mettre en place un plan de continuité de l’activité d’accompagnement individuel. Cette continuité a été fortement facilitée par l’organisation établie avec près de 85 % des chargés de mission en télétravail (partiel) à compter du 1er avril. Des solutions de substitutions sont ainsi mises en place : les  entretiens individuels sont organisés par téléphone et les réunions entre collaborateurs.trices en visio-conférence. La prise de contact est ainsi facilitée et le lien avec les conseillers est maintenu. Des démarches d’insertion se poursuivent également tant sur la partie formation que l’emploi, avec l’appui notamment des différents partenaires du territoire : MMIE, Pôle Emploi, les associations…

De la remise à niveau vers la réussite

De la remise à niveau vers la réussite

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De la remise à niveau vers la réussite

Depuis plusieurs semaines, des salarié.e.s du CCAS de Grenoble suivent une remise à niveau pour atteindre plusieurs objectifs. Zoom sur un projet né fin 2019.

L’émergence d’un projet

Au sein d’une commune, il existe un établissement public dont le rôle est de venir en aide aux personnes les plus fragiles. Cet établissement s’appelle le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Les CCAS constituent l’outil principal des municipalités pour mettre en œuvre les solidarités et organiser l’aide sociale au profit des habitants de la commune. Ainsi, les CCAS ont pour rôle de lutter contre l’exclusion, d’accompagner les personnes âgées, de soutenir les personnes souffrant de handicap et de gérer différentes structures destinées aux enfants.

En septembre 2019, l’IFRA est sollicité par le CCAS de la Ville de Grenoble, pour mettre en place une remise à niveau. Destinée dans un premier temps à une salariée de crèche souhaitant passer le concours d’auxiliaire de puériculture en 2020, la demande s’est très vite étendue. En effet, suite à un processus de recrutement en contrat PEC, le CCAS fait état d’une quinzaine de salariés souhaitant s’orienter vers la petite enfance, le CAP accompagnant.e éducatif.ve Petite Enfance (AEPE) et le diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture (DEAP).  

Créé en 2018, le contrat PEC est un dispositif visant à favoriser l’embauche et la formation de personnes sans emploi : il remplace les contrats aidés. Aussi, l’employeur qui recrute en contrat PEC doit respecter certains engagements et entre autres :

  • La mise en place d’un accompagnement spécifique pour le salarié recruté en contrat PEC : aide à la prise de poste, construction du projet professionnel, aide à la recherche d’emploi à la sortie, etc.
  • La mise en place des actions de formation : pré-qualification, période(s) de professionnalisation, VAE, etc.

Pour les salarié.e.s du CCAS, travailler en crèche leur permet d’acquérir de l’expérience, nécessaire au passage en candidat libre au CAP accompagnant.e éducatif.ve petite enfance (AEPE) ou du diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP). C’est par une première réussite que l’IFRA est de nouveau sollicité par le CCAS pour réaliser une remise à niveau de 15 salariés de crèches différentes.

Une remise à niveau individualisée

Sous l’impulsion de Claire Giolito, chargée de formation et DRH / Pôle Accompagnement des Collectifs au CCAS de Grenoble, quinze salarié.e.s saisissent l’opportunité d’une remise à niveau et participent dans un premier temps à une information collective.

Durant cette même journée, les salarié.e.s réalisent des tests de positionnements en français, mathématiques et biologie. Ces tests sont suivis d’un entretien individuel permettant à nos équipes de prendre connaissance du parcours de chacun et d’évaluer leurs motivations.  Par ce premier bilan, c’est ainsi qu’une durée de formation individuelle est soumise au CCAS.

Depuis le 13 janvier 2020, c’est avec plaisir que nous accompagnons ces salarié.e.s en formation individualisée a raison de 3,5h à 7h par semaine, selon leur niveau, leur qualification initiale et leur projet de formation.

L’objectif de cette remise à niveau, qui prendra (initialement) fin en juin 2020, est de permettre aux salarié.e.s de travailler sur les prérequis et les matières socle du concours. Le travail sur ces matières leur donne également un clair avantage pour leur future formation qualifiante. Réussite reste donc le maître-mot.

La formation en situation de travail (Afest)

La formation en situation de travail (Afest)

La formation

La formation en situation de travail (Afest)

Sur le marché de la formation professionnelle, des nouvelles manières d’accéder à l’emploi sont chaque jour déployées. De l’e-learning à la réalité augmentée en passant par la gamification, la meilleure des situations apprenante n’est autre que la situation de travail. Depuis la loi du 5 septembre 2018 il est désormais possible d’effectuer des Actions de Formation En Situation de Travail. Mais qu’est-ce-que l’afest  et quelles sont les conditions de mise en œuvre de cette modalité ?

Qu’est-ce-que l’AFEST ?

L’AFEST, Action de Formation En Situation de Travail, est une formation qui se déroule sur le poste de travail. Elle a été établie dans le Code du Travail en Septembre 2018 dans le cadre de la loi Avenir. Elle est basée sur des mises en situation professionnelles préparées préalablement par les formateurs de manière à optimiser la pédagogie. L’expérience développée par les bénéficiaires au cours de ses mises en situation, deviendra alors des compétences. Ses mises en situation viennent compléter la partie théorique d’une formation, tout comme les séquences réflexives. Les séquences réflexives permettent à l’apprenant de se remettre en question sur ses échecs et de faire le point sur ce qu’il a appris.

Cette action de formation peut être réalisée pour intégrer un nouveau poste ou pour développer ses compétences tout au long de sa carrière. Elle peut être proposée à tout salarié quelle que soit son ancienneté et la nature de son contrat.

C’est un enjeu tant pour les personnes formées que pour les entreprises d’insertion. Ce concept limite les difficultés de recrutement et permet une transmission des savoir-faire, compétences clés et habitudes de l’entreprise plus efficace. Pour les bénéficiaires, la création d’un lien de confiance avec ses managers durant la période de formation permet une activité facilitée pour la suite.

Une AFEST est définie par 4 critères légaux :

  • Analyse de l’activité de travail en fonction des référentiels de compétences, de façon à l’adapter à des fins pédagogiques
  • Désignation d’un formateur (au sein de l’entreprise) et d’un référent (assuré par un membre de l’organisme de formation qui a permis la mise en place de cette action)
  • Mise en place des séquences réflexives (détachées des horaires de mises en situation de travail)
  • Évaluations spécifiques des acquis pour valider ou non l’action de formation

Pour valider son AFEST, l’apprenant devra rendre des fiches de situations positives, réussir les évaluations puis réaliser au mieux ses phases de travail et ses séquences réflexives car elles seront suivies. Cette action de formation en situation de travail peut être financée par les OCPO dans le cadre du plan de développement des compétences. Le CPF peut également être une solution de financement dans la mesure où l’action de formation est reconnue certifiante ou diplômante.

Les entreprises d’entrainement pédagogique de l’IFRA

Depuis plusieurs années, l’IFRA ne cesse d’agrandir son réseau d’Entreprises d’Entrainement Pédagogique (EEP). Ce sont des entreprises fictives qui permettent d’apprendre un métier en situation similaire à la réalité. L’IFRA possède cinq EEP dans la région (Andrézieux-Bouthéon, Bourg-en-Bresse, Saint-Chamond, Villeurbanne et Chambery) et s’intègrent dans nos formations tertiaires. Ainsi, nos EEP sont aussi une réponse à l’AFEST.

Ces cinq entreprises fictives qui forment pour de vrai, permettent de former les apprenants à plusieurs métiers (secrétaire assistant.e, assistant.e commercial.e, comptable assistant.e, gestionnaire de paie,…). Chaque jour, les stagiaires occupent un poste de travail dans ses entreprises virtuelles exactement comme s’ils le feraient dans une réelle entreprise. Il dispose d’une aide au poste de travail et d’une formation spécifique au poste occupé (personnalisée et/ou collective).

L’AFEST est un levier à la formation professionnelle et les EEP renforcent l’efficacité d’une formation. Séduit par ce concept de formation ? Retrouvez tous nos titres professionnels.

 

Pour comprendre l’AFEST en vidéo avec Opcalia :

Qu’est-ce que le CPF de transition ?

Qu’est-ce que le CPF de transition ?

La formation

Qu’est-ce que le CPF de transition ?

Près d’un actif sur deux est insatisfait de sa situation professionnelle : 52% de la population active en France aimerait changer de métier. Le CPF de transition est là pour aider ses 14,85 millions de Français dans leur réorientation. Substitut au CIF, il permet au salarié de s’absenter de son poste pour suivre une formation longue de réorientation, tout en étant rémunéré.

Les modalités d’accès à ce tremplin professionnel  

Pour accéder au financement de son projet de transition professionnelle, le salarié doit justifier une ancienneté d’au moins 2 ans (consécutifs ou non), comprenant 1 an dans la même entreprise pour les salariés en CDI.

Pour les personnes bénéficiaires de l’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (OETH) et les salariés licenciés pour motif économique ou pour inaptitude, n’ayant pas suivi de formation entre leur licenciement et leur nouvel emploi, cette ancienneté n’est pas requise.

Les salariés en CDD doivent se prévaloir d’une ancienneté de 24 mois, consécutifs ou non, pendant les 5 dernières années, dont 4 mois en CDD durant la dernière année. Le demandeur en CDD doit toujours être salarié au moment du dépôt de la demande et doit commencer la formation 6 mois maximum à la suite de son dernier contrat CDD.

La demande est réalisée auprès du Fongecif/CPIR du lieu de travail ou du lieu de résidence principal du salarié. La décision se fera en fonction de la motivation du demandeur, le projet doit être réaliste et cohérent. La pertinence du projet de reconversion, les perspectives d’embauches dans le secteur et la faisabilité du projet en fonction du profil du salarié sont des éléments pris en compte pour rendre réponse.

Les formations concernées sont,

    • En mesure de changer la profession du demandeur
    • Éligibles au Compte Professionnel de Formation (CPF)
    • Certifiantes
    • Inscrites au répertoire spécifique mis en place par France Compétence
    • Renseignées au Répertoire Nationale des Certifications Professionnelles (RNCP) ou comprenant des blocs de compétences de formations RNCP

La durée du projet est variable mais relativement longue c’est pourquoi la demande doit être adressée à l’employeur également. Dans le cas où la formation souhaitée nécessite une interruption continue de travail supérieure à 6 mois, le salarié doit adresser un écrit 120 jours maximum avant le début.
Si la formation souhaitée fait preuve d’une interruption continue de travail pour moins de 6 mois ou à temps partiel, le salarié doit adresser sa demande écrite au maximum 60 jours avant le commencement de la formation suivie.
La demande auprès du salarié doit renseigner la date de début de formation, sa durée, sa désignation, le nom de l’organisme formateur, l’intitulé de la formation et la date de l’examen.

L’employeur devra répondre au salarié demandeur dans les 30 jours suivant la réception de la demande. Si ce délai n’est pas respecté, la demande se verra accepté d’office.
L’employeur peut refuser la demande uniquement si le salarié ne respecte pas les conditions d’ancienneté. En revanche, il peut retarder l’absence du salarié pour neuf mois maximum dans les cas où :

    • L’absence peut avoir des conséquences préjudiciables à la production et au bon fonctionnement de l’entreprise
    • Si les effectifs ne sont pas respectés en raison de plusieurs absences simultanées

Le financement de votre reconversion

Les projets de transition professionnelle sont pris en charge par les Commissions Paritaires Interprofessionnelles Régionales (CPIR) depuis le 1er janvier 2020. Une CPIR par région est attribuée, gérée par une association paritaire et administrée par un conseil d’administration.

Dans les entreprises de plus de 50 salariés, la rémunération est versée directement au salarié par l’employeur. Celui-ci est remboursé par la CPIR. Pour les entreprises de moins de 50 salariés et les particuliers employeurs, la rémunération est versée à l’employeur par le CPIR, qui la reversera par la suite à son employé. A noter, le salarié doit utiliser la totalité du montant de son CPF pour bénéficier du financement par la CPIR.

Lorsqu’un salarié en CDI est en formation pour accéder à sa reconversion professionnelle, sa rémunération est conditionnée à l’assiduité du salarié à la formation. Elle est calculée en fonction du salaire de référence du salarié (inférieur ou non à 2 fois le SMIC) et par rapport à la durée de la formation (inférieur ou non à 1 an ou 1200h).

    • Salaire inférieur ou égal à 2 SMIC, rémunération maintenue à 100 %
    • Salaire supérieur à 2 SMIC, rémunération maintenue à 90 % pour les formations s’étalant sur une année (ou d’une durée de 1 200 heures pour les formations discontinues ou à temps partiel), à 60 % pour les années suivantes ou à partir de la 1201ème heure

Pendant le projet de transition professionnelle, le salarié est un stagiaire de la formation, le contrat de travail n’est pas rompu mais suspendu. Le calcul des congés payés/ancienneté/droits est le même, le temps passé en formation est compté comme du temps de travail effectif. A l’issue de la formation, il réintègre son poste de travail. L’employeur n’est pas obligé de lui proposer un poste prenant compte de la qualification acquise durant la formation.

Un projet de reconversion ? Nos équipes sont là pour vous accompagner : découvrez l’intégralité de notre catalogue !

Devenez acteur de votre évolution avec le CPF

Devenez acteur de votre évolution avec le CPF

La formation

Devenez acteur de votre évolution avec le CPF

 

Un suivi personnel

Dans le cadre de la réforme de la formation professionnelle, le site Moncompteformation vient remplacer le Compte Personnel de Formation depuis le 21 novembre. Cette plateforme permet à chacun de consulter rapidement ses droits, de rechercher une formation et de régler la prestation directement via le site, sans intermédiaire, ni documents papier. Il est possible de rechercher des formations en fonction de filtres (localisation, coût, secteur d’activité). Chacun devient alors acteur de son propre parcours professionnel et de l’évolution de ses compétences.

De nouveaux délais sont mis en place : le salarié peut suivre une formation sans l’accord de son employeur. En revanche, si la formation se déroule sur son temps de travail, il doit faire une demande d’autorisation d’absence 60 jours minimum avant le début de la formation (pour les formations de 6 mois maximum) ou bien 120 jours avant, pour une formation de 6 mois et plus. Les heures de formations réalisées sur le temps de travail sont toujours rémunérées à taux normal.

De notre côté, en tant qu’organisme de formation nous avons 48 heures pour répondre aux demandes d’inscription dans le cas où la formation ne nécessite aucun prérequis, 30 jours de plus sont prévu si des prérequis sont demandés. Le prix du service, les coûts supplémentaires éventuels, le contenu de(s) séance(s), les horaires et les modalités doivent être communiqués par les organismes de formation avant même les inscriptions. Après inscription, si le candidat est retenu, il dispose de 4 jours pour confirmer.

L’objectif du CPF en ligne est donc de simplifier l’accès à la formation en supprimant les intermédiaires et en l’individualisant.

 

Un portefeuille d’accès à l’évolution

Une des principales modifications qu’apporte cette application est la monétisation du CPF. Nous en parlions dans nos précédents articles, en effet, jusqu’avant comptabilisé en heures, le CPF se compte depuis janvier 2019, en euros.
Auparavant, les salariés cumulaient des heures (24h par an), depuis le début de cette année, l’accès à la formation professionnelle est en plein changement. Avec la réforme Loi Avenir professionnel, le CPF est maintenant crédité en euros. 500€ par an pour un salarié en temps plein ou à temps partiel, le maximum cumulable étant 5000€. Une fois le plafond atteint, le CPF cessera d’être alimenté en attendant d’être utilisé. Dans le cas où les salariés seraient peu qualifiés ou reconnus travailleurs handicapés, ils reçoivent un droit majoré de 300€ par an soit 800€ (dans la limite d’un plafond de 8000€). Les personnes victimes d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle (avec un taux d’incapacité de 10% minimum) ont droit à un crédit de 7500€ pour suivre une formation dans le but d’une reconversion professionnelle.

Cet argent cumulé permet de financer partiellement ou dans sa totalité, une formation professionnelle. Chacun est libre d’utiliser cette somme pour la formation qu’il souhaite ou dans d’autres mesures :

      • Réalisation d’un bilan de compétences et/ou VAE
      • Préparation du permis B, C ou D
      • Formation(s) d’aides pour créer ou reprendre une entreprise (on parlera alors de CPF de transition professionnelle)

Lorsque que le coût de la formation souhaité est supérieur au crédit du CPF, le salarié peut demander des abondements en droit complémentaires*. Le Code du Travail évoque que les abondements complémentaires seront donnés si l’employeur manque à certaines obligations (l’employeur n’a pas proposer d’entretien professionnel dans les six dernières années par exemple). De plus, le CPF peut être abondé lors d’un accord conclu par les organisations syndicales des salariés et les organisations professionnelles d’employeur gestionnaires d’un opérateur de compétences. La Caisse des Dépôts et Consignation rembourse d’office les coûts que l’entreprise a versés pour faire suivre la formation à ses salariés dans les cas suivants :

      • Salariés peu qualifiés
      • Salariés à temps partiel
      • Salariés exposés à des facteurs de risques professionnelles
      • Personnes occupant des emplois menacés par les évolutions technologiques et économiques

Suite à ce dispositif, davantage de formations vont être finançables par le CPF (10 000 centres de formations sont prêts à répondre aux demandes). Il n’y a plus de listes de formations éligibles au CPF, elles le sont dans le cas où elles sont certifiées et qualifiantes**.

Plus tard dans le développement de la plateforme, l’avis des utilisateurs pourra être donné sur les formations suivies pour proposer des recommandations. Les organismes de formation seront surveillés, en cas de non-réponse aux inscriptions dans les délais, de non-déclaration de sortie/entrée du stagiaire et au vue du taux d’abandon, l’organisme peut se faire sanctionner et ne plus être référencé sur l’application pendant un temps donné. Les stagiaires peuvent eux aussi perdre leur accès au site (non présence à une session sans prévenir, déclarations d’entrée/sortie non suivies).

Rendez-vous sur MonCompteFormation.fr ! L’IFRA propose quelques formations de son catalogue et fera évoluer son référencement dans les semaines à venir.

Appli cpf

*(qui peuvent être délivrés par de nombreux financeurs : l’employeur, un opérateur de compétence (OPCO), la Caisse nationale de l’assurance maladie (CNAM), l’État, les régions, Pôle Emploi, l’Agefiph, un fonds d’assurance-formation dans le cas des non-salariés, une collectivité territoriale, l’Agence nationale de santé publique, l’Unédic, le salarié lui-même).

**(formations enregistrées RNCP, certifications et habilitations enregistrées dans le répertoire spécifique correspondant à des compétences professionnelles complémentaires aux certifications professionnelles, les VAE, les bilans de compétences, permis B/C, formations destinées aux repreneurs et créateurs d’entreprises, aux sapeurs-pompiers volontaires, aux bénévoles et volontaires Service).

Transformez vos heures DIF en euros

Transformez vos heures DIF en euros

La formation

Transformez vos heures DIF en euros

Les heures dif ? faisons le point.

Le Droit Individuel à la Formation (DIF) était un dispositif permettant aux employés d’une entreprise de bénéficier d’une formation professionnelle. En effet, jusqu’en 2015, les salariés qui justifiaient d’un an d’ancienneté dans leur entreprise, bénéficiaient de 20 heures de formation cumulables sur une période de 6 ans, pour un total de 120 heures maximum.

Depuis, le DIF a été remplacé par le Compte Personnel de Formation (CPF). Ce dispositif n’est donc plus attaché au contrat de travail comme le DIF mais à la personne. Le CPF suit donc le salarié tout au long de sa vie professionnelle même en cas de changement de situation ou de perte d’emploi.

Mais alors que sont devenues vos heures DIF lors du passage au CPF ? Suite à la création du Compte Personnel de Formation, les heures capitalisées et non consommées au titre du DIF au 31 décembre 2014 pouvaient être encore utilisées jusqu’au 31 décembre 2020.

Toutefois, suite à une ordonnance présentée le 21 aout 2019 en Conseil des ministres, cette date limite est supprimée. De ce fait, les heures DIF acquises ne seront pas perdues. Pour les utiliser le salarié doit à présent les reporter sur son Compte Personnel de Formation avant le 1er janvier 2021. Elles seront ensuite, automatiquement converties en euros. Alors, si vous étiez salarié avant le 31 décembre 2014 et que vous possédez encore des heures DIF, vous pourrez les utiliser pour effectuer une formation (respectant les critères du CPF).

Quelle démarche dois-je suivre ?

Vous retrouverez votre nombre d’heures DIF sur votre bulletin de salaire de décembre 2014 ou de janvier 2015, ou également sur une attestation transmis par l’employeur ou encore sur votre dernier certificat de travail. Ensuite, il vous suffit de reporter ce nombre d’heures sur votre CPF.

Si vous êtes agent public, agent statutaire d’une chambre consulaire ou salarié de droit privé d’une chambre d’agriculture, vous ne devez pas inscrire votre solde d’heures DIF. En effet, c’est votre employeur qui mettra à jour votre compte CPF avec vos droits DIF.

Le CPF en euros

Vos heures DIF non consommées seront automatiquement transformées en euros. De la même manière que votre Compte Personnel de Formation est à présent exprimé en euros depuis la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018. Le CPF vous permet tout au long de votre vie active, de suivre une formation référencée. Ainsi, depuis le 1er janvier 2019, vos heures CPF déjà acquises ont été converties en euros, à raison de 15 euros par heure (hors agents publics) :

  • 500 €/an pour se former (plafonné à 5 000 €)
  • 800 €/an pour les moins qualifiés (plafonné à 8 000 €)

Les titres professionnels que propose notre organisme sont répertoriées au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP). De fait, toutes les formations IFRA menant à une certification professionnelle sont éligibles au Compte Personnel de Formation.

L’IFRA et l’EPIDE : un nouveau partenariat

L’IFRA et l’EPIDE : un nouveau partenariat

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L’IFRA et l’EPIDE : un nouveau partenariat

La naissance d’une collaboration

En janvier 2019, un nouveau partenariat est né au sein de l’IFRA et l’EPIDE (Etablissement Pour l’Insertion Dans l’Emploi) de Lyon-Meyzieu. Cet établissement aide les jeunes de 18 à 25 ans qui ont le plus de difficultés à trouver un travail ou une formation. Initialement, notre partenariat naît d’une volonté de proposer un parcours de remise à niveau intensif basé sur 3 jours de formations consécutifs à Villeurbanne. Nos équipes construisent alors une formation centrée sur le français et les savoirs de base avec quelques éléments de mathématiques et de raisonnements logiques correspondant aux besoins des individus.

Aujourd’hui, notre volonté commune est de créer un parcours de formation en amont des parcours proposés à l’EPIDE. Cette formation aura pour but d’amener les jeunes au niveau minimum requis en français (niveau A2 du CECRL) avec leur intégration aux effectifs de l’EPIDE via un contrat de Volontaire Insertion.

 

Une réussite significative pour le groupe

Après diverses séquences d’apprentissage par le biais de plusieurs méthodes (comme la pédagogie Gattegno), des tests de positionnement ont été proposés aux stagiaires. Ceux-ci avaient pour but de déterminer le niveau initial, en cours et à l’issue de la formation des apprenants.

Une progression significative est tellement remarquée pour l’ensemble du groupe que leur durée de formation fût réduite. La complémentarité de l’équipe pédagogique, le suivi administratif et le lien constant avec les responsables des jeunes au sein du centre EPIDE, dont Mme Quatrehomme, cheffe des services d’insertion, ont pu donner des résultats plus que satisfaisants.

L’IFRA a par la suite participé aux Journées Portes Ouvertes du centre EPIDE de Lyon-Meyzieu et un prochain groupe est prochainement attendu dans nos locaux de Villeurbanne.

 

Les stagiaires OFII en atelier cuisine Paul Bocuse

Les stagiaires OFII en atelier cuisine Paul Bocuse

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Les stagiaires OFII en atelier cuisine Paul Bocuse

Une initiative qui a du goût

En 2015, le CFEU (repris par l’IFRA en 2016) participait à la semaine d’intégration avec la préfecture du Rhône. A cette occasion, les stagiaires ont pu bénéficier d’un atelier Paul Bocuse avec Tabata Bonardi à l’institut situé place Bellecour. Suite à cette initiative, nous avons invité des cuisiniers de l’institut Bocuse dans notre centre de Vénissieux où les stagiaires ont partagé leur savoir-faire et créé des liens autour de la thématique « Epices à mon goût ».

 

Un projet qui perdure

Elena JAMET, formatrice OFII au cœur de ce projet, continue d’amener nos stagiaires à l’institut pour des visites guidées. Elle organise toujours ces ateliers à Vénissieux afin de transmettre le savoir des recettes françaises et répondre à la thématique « Alimentation » de l’OFII. Les stagiaires voient aussi les recettes traditionnelles de leur pays. L’animation fonctionne alors par nationalité, chacune ayant 20 minutes pour réaliser son plat. Cela permet d’expliquer la recette en français, nommer les ingrédients, manipuler, parler des traditions et des souvenirs de famille. Ainsi toutes les thématiques OFII rentrent dans ce contexte-là et l’espace devient alors un vecteur de facilitation de l’apprentissage.

 

L’IFRA en sélection officielle du concours Je filme ma formation

L’IFRA en sélection officielle du concours Je filme ma formation

Divers, IFRA

L’IFRA en sélection officielle du concours Je filme ma formation

Le concours

Comme nous vous l’avions déjà présenté l’année dernière, JE FILME MA FORMATION est un concours ouvert à tous les établissements de formation de tous niveaux de France métropolitaine et qui dispensent une formation certifiante. Ce concours est également ouvert aux établissements d’outre-mer et des autres pays du monde entier, aux lycées Français à l’Etranger, CFA, centres de formation, universités, grandes écoles… Le but étant de mettre en valeur une formation en question. La vidéo de courte durée peut être réalisée par l’établissement ou par les individus en formation. Elle peut être intégralement produite par les jeunes de l’établissement sous l’autorité d’un référent, avec ou sans budget. D’autres font aussi le choix de faire appel à un professionnel pour réaliser les images.

 

Sélection oficielle

Après étude de l’intégralité des vidéos des participants, les jurys retiennent une sélection officielle pour la suite de la compétition. Seulement cette sélection peut ainsi espérer remporter les trophées de Bronze, d’Argent, d’Or et le plus prestigieux d’entre eux : le trophée de Diamant. Ce dernier sera remis par la présidente du jury Wendy Bouchard, lors de la cérémonie qui se déroulera le 21 mars au Grand Rex à Paris.

 

Ainsi, près de 300 vidéos sont retenues cette année et l’IFRA est heureux d’annoncer sa présence en sélection officielle pour la seconde année consécutive. Inscrit en catégorie libre, le sujet de la vidéo est axé sur l’Entreprise d’Entraînement Pédagogique.  Sylvie Bouvier, chargée de développement et Julie Prigent, reférente opérationnelle, ont encadré ce projet avec la participation des stagiaires de l’EEP de Chambéry : Presta’Zen. 

 

En attendant le verdict des jurys vous pouvez voter et commenter leur vidéo ici.

 

L’IFRA félicite son équipe et ses stagiaires pour cette réalisation et souhaite bon courage à tous les participants pour la suite de l’aventure 

 

Synopsis :

Dans le cadre d’un numéro spécial d’Enquête de Formation, la curiosité de l’équipe de ce magazine, présenté par Sylvie B, vous conduit jusqu’à l’IFRA de Chambéry où se trouve Presta’Zen, une des Entreprises d’Entraînement Pédagogique (EEP) de l’organisme de formation. L’équipe vous emmène au cœur d’un concept qui valide des compétences et booste l’employabilité. Bienvenue dans une fausse entreprise qui forme pour de vrai ! © Je Filme Ma Formation – IFRA 2018