La transition collective, un nouveau parcours de reconversion professionnelle

La transition collective, un nouveau parcours de reconversion professionnelle

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La transition collective,
un nouveau parcours de reconversion professionnelle

Déployée depuis le 15/01/2021, ce dispositif permet d’appréhender les transformations économiques des entreprises en accompagnant les employés vers une reconversion professionnelle anticipée. Les salariés bénéficient d’une formation professionnelle financée par l’Etat afin de prétendre à un nouvel emploi dans une entreprise en besoin de recrutement tout en évitant à son entreprise actuelle le licenciement.
Ce dispositif a été mis en place suite aux nombreuses mutations économiques rencontrées ces dernières années et amplifiées depuis le début de la crise sanitaire.

Un dispositif créé pour favoriser les reconversions professionnelles tout en limitant les pertes d’emploi

La transition collective permet de mettre en relation des entreprises avec des salariés aux emplois menacés, qui tendent à une reconversion professionnelle et les entreprises ayant des besoins en recrutement.

L’objectif du dispositif est d’organiser les mutations entre les structures. Les entreprises en difficultés seront recensées, tout comme les entreprises du même bassin d’emploi présentant des besoins en recrutement. Afin de limiter les pertes d’emploi et de favoriser les reconversions, l’État finance aux employés dont le poste est menacé, une formation allant jusqu’à 12 mois. La rémunération mensuelle et le contrat de travail des salariés sont conservés tout au long de la formation. Ainsi, ils pourront accéder à un métier porteur dans le même bassin d’emploi.


Qui est concerné ?

Pour bénéficier de ce dispositif d’aide, le salarié doit être employé dans une entreprise qui fait face à des mutations sectorielles ou à une baisse d’activité durable et doit respecter l’une des conditions suivantes :

  • Être en CDI avec 24 mois d’ancienneté au minimum
  • Être en CDD
  • Être titulaire d’un contrat de travail avec une entreprise de travail temporaire
  • Être salarié identifié dans un accord de type GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels)

Comment bénéficier de ce dispositif ?

En tant que salarié, nous vous conseillons dans un premier temps de vous rapprocher de votre direction pour savoir si les étapes nécessaires ont été validées.

En tant qu’employeur, vous devez dans un premier temps lister les métiers en tension dans votre entreprise via un accord de type GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels). Cette liste sera soumise à validation par le CREFOP (Comités Régionaux de l’Emploi, de la Formation et de l’Orientation Professionnelle), la DGEFP (Déclaration Générale à l’Emploi et à la Formation Professionnelle) et la DIRECCTE (DIRection générale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi).

Par la suite, vous devez tenir informé les salariés éligibles à ce dispositif puis faire le dépôt de demande de Transition Collective. Vous pouvez demander conseil auprès des OPCO compétents ou des centres de Conseil en Évolution Professionnelle (CEP).

Compétences+, l’application innovante pour évaluer le niveau des primo-arrivants et débutants en français !

Compétences+, l’application innovante pour évaluer le niveau des primo-arrivants et débutants en français !

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Compétences+, l’application innovante pour évaluer le niveau des primo-arrivants et débutants en français !

Lancée en 2019, cette application développée par l’IFRA pour Léo Lagrange Formation, est une plateforme d’évaluation linguistique. Elle est utilisée pour évaluer les compétences en français et ainsi proposer un parcours de formation sur-mesure aux futurs stagiaires quel que soit leur niveau. Compétences+ est une réelle innovation dans le panorama des modalités d’évaluations en français langue étrangère (FLE).

Une application innovante pour répondre aux besoins de tous

L’application Compétences+ évalue les candidats avant qu’ils intègrent une formation FLE sur trois compétences : écouter, lire, écrire. L’un de ses points forts est d’offrir un réel gain de temps aux professionnels car elle est intuitive et conçue pour faciliter le travail de correction, souvent chronophage ; et ainsi, les résultats peuvent être restitués aux candidats très rapidement. Mais elle a d’autres avantages :

Les supports et les questions posées sont contextualisés et en lien avec le quotidien, ce qui permet de placer les candidats dans des situations réelles, donc dans un environnement qu’ils identifient rapidement et qui les sécurise. L’application contient plus de 250 tests d’écoute, de lecture et d’écriture différents, mais le nombre de questions posées à chaque candidat s’adapte en fonction de son niveau. C’est en effet une évaluation progressive, sans score, dans laquelle personne n’est placé en situation d’échec. Marie-Cécile LORENZO, coordinatrice FLE à l’IFRA, insiste sur ce dernier aspect « Il ne fallait pas que le candidat soit face à 50 questions. Quelqu’un avec un niveau avancé aurait répondu sans difficulté mais il ne fallait pas que celui qui a un niveau plus faible, face à ces 50 mêmes questions, ne sache plus répondre au bout de la deuxième et soit en situation d’échec pendant 48 autres questions. »

Compétences+ propose d’évaluer les 3 compétences de manière distincte : réception orale, réception écrite et production écrite, indépendamment les unes des autres. Actuellement, toutes les applications, sites ou encore Moocs présents sur le marché ne différencient pas l’évaluation de ces 3 compétences. Sur ce point, Compétences+ fait preuve d’une forte innovation : « avec Compétences+, toute la partie évaluation de la réception orale ne se fait qu’avec de l’oral, il n’y a absolument rien d’écrit. La consigne est orale, la question est orale et la réponse est orale. Ce qui fait que quelqu’un qui ne sait pas lire le français mais qui comprend bien la langue va peut-être arriver à un niveau supérieur, alors qu’avec de l’écrit il aurait été tout de suite en échec. » précise Delphine SUDRE, chargée d’ingénierie et d’innovation à l’IFRA. « On n’a jamais un profil linguistique homogène » explique Marie-Cécile. L’évaluation des trois compétences l’une après l’autre permet de définir un profil précis et de proposer une formation sur-mesure au regard des besoins spécifiques de chaque candidat.  

L’application Compétences+ prend les utilisateurs par la main grâce à une interface très simple d’utilisation et épurée : « on explique aux candidats dès l’entrée de l’application ce qu’ils doivent faire par des pictogrammes afin d’offrir visuellement une rapide compréhension à tous » explique Delphine. En ce qui concerne la technique, le développement de l’application s’est heurté à quelques difficultés. « C’était parfois compliqué de maintenir des principes pédagogiques d’évaluation très forts sur l’accompagnement des candidats malgré les problèmes techniques » commente Marie-Cécile. « Au bout de 3 réponses fausses ou manquantes, l’évaluation s’arrête pour limiter la sensation d’échec. C’était très compliqué à mettre en place techniquement parlant. » complète Delphine.

Pour que l’application soit utilisée au mieux par les formateurs, un accompagnement à la prise en main de Compétences+ est proposé par l’IFRA.

Une utilisation qui simplifie la phase d’évaluation

Léo Lagrange Formation met un point d’honneur à proposer des formations répondant aux besoins de chacun : on parle de formations modulaires et sur-mesure.
Avant cette application, les professionnels recevaient les futurs stagiaires en entretien physique pour pouvoir évaluer leur niveau de français et les positionner par la suite sur une formation. Une première étape consistait à évaluer le niveau de français au moyen d’une évaluation papier. Dans un second temps, les stagiaires étaient reçus en face à face pour un entretien de motivation. Avec l’utilisation de Compétences+, la phase d’évaluation est plus souple et allégée, sans jamais perdre en qualité.

Il faut veiller à bien accompagner et à rassurer les utilisateurs de Compétences+, « je leur montre sur une tablette comment ça fonctionne et c’est parti ! » raconte Sophie BARBIER, Responsable Opérationnelle (ROP) dans la Drôme. L’application est très intuitive et facile d’accès sur tablette et smartphone.

Une fois le test effectué, les candidats sont reçus en entretien pour parler de leur motivation, évaluer la compétence de production orale et vérifier qu’il n’y a pas eu de « triche » « ce qui est beaucoup plus rare qu’en test papier […] L’application a été pensée très intelligemment en proposant des questions aléatoires » raconte Sophie. « Ce tri s’effectue dans une banque de questions conséquente » complète Delphine. Une fois le niveau de français défini, les équipes réalisent avec le stagiaire le plan de formation le mieux adapté à l’atteinte de ses objectifs individuels.

Sophie, qui utilise très régulièrement l’application, est convaincue de sa pertinence : « le dossier papier était un sacré pavé. Les photocopies ce n’est pas très développement durable et ce n’est pas forcément net ».

Toujours dans l’idée de rassurer et d’aider les futurs bénéficiaires de la formation, Sophie explique que « pour les non-lecteurs, non scripteurs, le format papier rappelait trop l’école : quelque chose qu’ils n’ont pas vécu ou qui les a traumatisés donc c’est plutôt bloquant. Le téléphone c’est un outil à eux, ça leur appartient, ils le maîtrisent donc c’est très rassurant. On obtient un positionnement de meilleure qualité car il n’y a pas ou il y a moins de blocages que devant un papier et un crayon pour certains ».

Quel avenir pour compétences+ ?

Compétences+ est un outil pédagogique qui fait preuve d’une véritable innovation. Sa conception a été pensée pour répondre à de réels besoins et en respectant les principes et valeurs de Léo Lagrange Formation. En service depuis près de 2 ans, les retours utilisateurs positifs montrent qu’elle répond bien à leurs attentes.

« Quand une entreprise fait appel à l’IFRA pour former ses salariés et augmenter leur niveau de français, l’application Compétences+ permet de faire passer l’évaluation dans l’entreprise directement » raconte Marie-Cécile. En effet, l’application est téléchargeable sur tous les smartphones et tablettes. Ainsi chacun peut réaliser son évaluation où il le souhaite et à distance.

Aujourd’hui, les équipes du réseau Léo Lagrange Formation et de l’IFRA voient un avenir en cet outil innovant et songent à développer davantage l’application pour une utilisation formative en complément de l’utilisation en évaluation initiale. Delphine explique que l’application peut être « utilisée en cours ou en fin de formation pour évaluer l’évolution du stagiaire ». Elle pourrait être utilisée pour des parcours de formation différents, par exemple les parcours CléA ou les parcours Impulsion.

L’application est disponible gratuitement sur tous les smartphones iOS et Android.

 

Découvrez Compétences+ en vidéo
CléA à la maison d’arrêt de Corbas

CléA à la maison d’arrêt de Corbas

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CléA à la maison d’arrêt de Corbas

Publié le 19 juin 2018 – Mis à jour le 09 février 2021

Depuis 1993, la direction de l’administration pénitentiaire et Pôle Emploi travaillent en étroite collaboration pour assurer la réinsertion professionnelle des personnes détenues. En Juin 2018, avec la volonté de Mme Ursula SANZE, conseillère Pôle Emploi, nous expérimentons CléA à la maison d’arrêt de Corbas.

Le certificat CléA

Basée sur le socle de connaissances et de compétences professionnelles, CléA est la certification interprofessionnelle élaborée par les partenaires sociaux pour sécuriser le parcours professionnel et/ou développer l’employabilité des salariés et demandeurs d’emploi. Son originalité est de permettre un parcours de formation personnalisé, précédé par une évaluation qui balaye 7 domaines de connaissances et de compétences réparties en 28 sous-domaines et 108 critères.

CléA est un diplôme officiel qui valorise donc les connaissances et compétences professionnelles. Son évaluation préalable constitue la première étape dans la démarche de certification. Elle permet de mettre en évidence ses acquis, ses compétences et connaissances. Elle est aussi l’occasion d’identifier d’éventuels besoins de formation et d’amorcer une phase de projet.

A la maison d’arrêt de Corbas, plusieurs objectifs sont visés. Nous devons tout d’abord permettre à des personnes incarcérées d’accéder à cette certification. Ensuite, nous devons mobiliser les personnes dans leur parcours d’insertion et mettre en place un parcours d’accompagnement adapté.  

Une fois obtenu, ce certificat peut permettre aux personnes de prouver à leur futur employeur qu’elle maîtrise ces domaines et les bases pour occuper l’emploi proposé.

Un tremplin à la sortie

La session CléA réalisée à la maison d’arrêt de Corbas, en juin 2018, s’est déroulée, une fois contacts pris, lieux reconnus, environnement perçu, comme une session -presque- ordinaire.

Trois réunions d’information collective ont été réalisées. La présentation à la certification Cléa s’est faite sur le mode du volontariat. Après présentation du dispositif à un groupe de bénéficiaires potentiels, les personnes présentées ont fait le choix de réaliser ce parcours certifiant dans une volonté de consolidation d’estime et de confiance en soi, d’acquisition d’un outil supplémentaire qui les aidera dans leurs démarches prochaines vers un retour à l’emploi et/ou un parcours complémentaire de formation.s personnalisée.s.

Hugues, formateur IFRA décrit les premières impressions des candidats. Le questionnement récurrent, lors du premier entretien, fut à propos du contenu : « Qu’est-ce que l’on va faire ? Est-ce un examen ? » ; « Si j’échoue, il y a des conséquences ? » ; « Si je réussis, ça peut changer ma situation ? ». « Se mesurer à soi-même n’est pas simple, ne pas savoir comment se fera cette mesure génère de l’incertitude. ».

Le déroulé de l’évaluation proprement dite a dû être ajusté à la particularité du lieu pour ce qui concerne notamment la partie communication numérique et l’absence de connexion Internet. Les candidats ont su s’adapter, réagir et répondre aux attentes.

Au total, 36 candidats, hommes et femmes, se sont présentés sur 3 sessions. Grace à une sérieuse implication dans toutes les étapes du dispositif, 83% ont obtenu leur certification CléA et 17% ont reçu la recommandation d’un parcours de remise à niveau dans les domaines manquants. 100% des évalués recommandent la certification CléA, même s’ils notent une impossibilité de juger l’apport « immédiat » compte-tenu de leurs conditions actuelles. Cette certification génère toutefois de nouvelles ambitions pour leur sortie : « Cela m’a permis de faire un point et de me projeter plus concrètement dans mon projet », « Je pourrais utiliser ma certification pour pouvoir intégrer une formation qualifiante par la suite », « Cela permet de redonner confiance ainsi qu’un soutien positif et un élan de motivation sur les objectifs ».

Certains candidats évalués ont bénéficié d’aménagements de peines suite à l’évaluation. S’il était encore nécessaire de justifier l’existence et l’intérêt de CléA, cette session en milieu pénitentiaire montre que ce dispositif a toutes raisons d’être.

 

Retour sur ce partenariat en vidéo

Témoignage d’Ursula SANZE, Conseillère Pôle Emploi et de Sandrine ALAIMO, Directrice des Relations Partenariales et Commerciales à l’IFRA

Avec Impulsion, renforcez vos compétences et visez l’emploi !

Avec Impulsion, renforcez vos compétences et visez l’emploi !

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Impulsion, une formation spécifique pour les demandeurs d’emploi

Impulsion est une formation à destination des personnes en situation de fragilité au regard du marché du travail et pour lesquels les ingénieries pédagogiques classiques n’ont pas permis de développer les compétences nécessaires à la qualification, voire, ont installé une défiance vis-à-vis de tout processus formel d’apprentissage. Et pour lesquels l’accès direct à une formation certifiante ou professionnalisante n’est pas envisageable. Cette nouvelle offre de formation fait partie du programme PIC (Plan d’Investissement dans les Compétences). L’IFRA, en partenariat avec l’Afpa et le Greta de l’Ain, est en charge du dispositif dans le département de l’Ain.

Les objectifs visés par Impulsion sont les suivants :

      • Redessiner son avenir professionnel et retrouver un emploi ou intégrer une formation
      • Acquérir de nouvelles compétences
      • Renforcer ses connaissances numériques

L’action de formation Impulsion permet de rendre le stagiaire acteur de sa formation et de son projet, maîtriser le socle de connaissances et de compétences professionnelles préalables à l’accès à une formation qualifiante ou à l’emploi, de renforcer ses savoirs-être et développer son estime de soi, de préparer son insertion sur le marché de l’emploi et d’apprendre à utiliser les outils numériques. Pour atteindre ces objectifs, 6 formations socles sont proposées :

        • CléA
        • Soft Skills
        • Découverte des métiers
        • Compétences numériques
        • Construction du projet professionnel
        • Citoyenneté

La formation Impulsion est modulaire et individualisée en fonction des objectifs et du but professionnel établi au préalable lors de l’entretien. Un coaching est proposé tout le long du parcours pour réussir à atteindre les objectifs. Une formation en situation de travail de deux semaines est également proposée durant la formation pour parfaire sa posture professionnelle et pour développer ses compétences sur le terrain. Un suivi post-formation vient clôturer la formation pour accompagner le stagiaire jusqu’à son insertion professionnelle ou son entrer en formation.

L’IFRA dispense ce parcours uniquement sur le département de l’Ain (01), dans ses centres de Bourg-en-Bresse, Ambérieu-en-Bugey et Oyonnax.

Témoignage : Aline présente l’atelier créatif proposé à Cultur’ailes

Témoignage : Aline présente l’atelier créatif proposé à Cultur’ailes

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Témoignage : Aline présente l’atelier créatif proposé à Cultur’ailes

Les 16 et 23 octobre 2020, Cultur’ailes a accueilli Josiane Partouche pour animer un atelier créatif dans le cadre de son projet professionnel. Actuellement en parcours socio-professionnel « Coach en développement personnel », Josiane a mis en place deux séances créatives pour Cultur’ailes.

Six participants ont eu l’opportunité de réveiller l’artiste qui sommeillait en eux. Que feriez-vous si l’on vous empêchait de créer ? Magazines récupérés çà et là, ciseaux, colles et crayons de couleur, chacun a pu faire preuve d’imagination et exprimer son propre talent. Les réalisations ainsi achevées ont donné lieu à un temps d’échanges et de transmission au sein du groupe. Tous ont pu relater avec émotion des parcours de vie et s’étonner de pouvoir en parler avec plaisir, évoquer leurs ressentis : le voyage, le cri, la coupe du vainqueur, la cuisine locale, le sport ou bien le métier désiré.

Cet atelier a pu apporter aux participants, un moment de détente, de liberté et de plaisir à communiquer, d’ouverture vers les autres. Petit carnet en main, ils étaient invités à poursuivre l’expérience artistique sous la forme de l’écriture, du collage ou du dessin. Porte ouverte sur un autre atelier que Josiane souhaite proposer à Cultur’ailes. 

Les tableaux resteront exposés quelques jours dans les locaux de l’IFRA, avant de rejoindre leur propriétaire. Un grand merci à Josiane pour son implication et cet atelier « sur-mesure » et ainsi donner un peu plus de « couleurs » aux permanences hebdomadaires.

Aline Margery, Référent de l’action Cultur’ailes

L’action Cultur’ailes

Cette action a pour objectif de situer les participants en tant qu’acteur indépendant de façon à favoriser :

  • Le développement de leurs compétences en lien avec la pratique artistique et leur insertion professionnelle
  • Un enrichissement personnel via le culturel
  • La prise de conscience face à un parcours antérieur
  • Les liens sociaux notamment la capacité à travailler en équipe
  • L’autonomie et le sens critique

Les actions Cultur’ailes sont basées sur des rencontres avec des artistes, des temps d’échange autour d’un thème ou d’un débat, des ateliers artistiques ou encore des sorties dans des institutions culturelles ou spectacles.

Nos stagiaires bénévoles au Festival Lumière 2020

Nos stagiaires bénévoles au Festival Lumière 2020

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Nos stagiaires bénévoles au Festival Lumière 2020

Le festival mis en Lumière

Depuis 2009, le mois d’octobre lyonnais est rythmé par le festival Lumière. En cette année particulière, les membres de l’organisation ont décidé de maintenir le festival, qui a accueilli plus de 200 000 visiteurs en 2019. Cette année, le festival soufflait sa 13ème bougie du samedi 10 octobre au dimanche 18 octobre 2020.

Ce festival est le rendez-vous incontournable des professionnels et des cinéphiles qui rendent hommage à la ville natale du grand écran. Au gré des différentes salles de projection de la ville berceau du cinéma, le festival propose la projection de nombreux films cultes ou en avant-première. Afin de toucher un large public, c’est la quasi-totalité des salles de cinéma de l’agglomération lyonnaise qui participent à cet événement.

Des stagiaires bénévoles impliqués tout au long du festival

Le festival fait appel chaque année à de nombreux bénévoles. En 2019 c’est près de 830 personnes qui ont donné de leur temps pour participer à l’organisation de cette semaine d’événement. Être bénévole c’est participer à l’organisation générale du festival et à sa préparation : accueillir le public dans les salles, sur le village du festival, aux Nuits Lumière, conduire les invités dans toute la ville et l’agglomération ou encore participer aux actions de diffusion et de communication.

Pour ces missions, Grand Lyon Film Festival tient particulièrement à donner la chance aux réfugiés, demandeurs d’emploi et jeunes dans le cadre de l’aide à l’insertion professionnelle. Effectivement, cette lutte pour l’intégration tente à permettre aux personnes réfugiées de se rapprocher de l’emploi. Cette optique permet à des personnes étrangères, une immersion en langue française et une ouverture culturelle. Le dispositif d’insertion professionnelle s’ouvre à de nouveaux publics d’année en année tel que les bénéficiaires du RSA, les sortants de prison, les personnes en situation de handicap ou encore les mineurs placés (aide sociale à l’enfance, MNA, PJJ).

Le principe est de proposer aux personnes accompagnées par des structures d’insertion d’être intégré aux équipes de bénévoles du festival. Ces personnes prendront alors le statut de stagiaire ou de bénévole pour des missions de 12 à 35 heures.  

Pour organiser ces festivités, 6 stagiaires du groupe Une Clé à l’Emploi de l’IFRA ont donné de leur temps pour être bénévole sur le festival. Durant cette semaine, chacun remplit ses missions avec efficacité et enthousiasme ce qui leur permet de développer des relations, de prendre confiance en soi en améliorant son estime personnelle et de travailler sur sa mobilité, son efficacité au travail ou encore, sa rigueur.

Bien que le festival débute le 10 octobre, les stagiaires bénévoles ont été sollicités quelque temps avant. Dès le mois de septembre, tous les bénévoles présents sur le festival se sont rencontrés à l’Institut Lumière lors d’une présentation de l’Institut, du festival et des missions proposées. Durant la semaine du festival, les bénévoles ont été missionnés pour accueillir les publics en boutique ou dans les différentes expositions. Ces séances de bénévolat permettent à nos stagiaires d’augmenter leur employabilité en développant de nombreux soft skills.

Grand Lyon Film Festival a saisi ce besoin de bénévolat pour en faire un dispositif d’insertion sociale et professionnelle envers les personnes les plus fragilisées dans ces domaines. Nous soulignons leur engagement auprès de nos stagiaires et les remercions pour l’accueil qu’ils leur ont réservé.

Plus d’infos sur le Festival Lumière 

L’IFRA et CléA rejoignent le CIDFF pour offrir un accès à l’emploi aux femmes fragilisées

L’IFRA et CléA rejoignent le CIDFF pour offrir un accès à l’emploi aux femmes fragilisées

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L’IFRA et CléA rejoignent le CIDFF pour offrir aux femmes fragilisées un accès à l’emploi

Pour tenter de réduire les inégalités hommes-femmes, l’IFRA s’associe avec le CIDFF. Ensemble, ils proposeront aux personnes suivies un parcours CléA.

Mieux connaître ses droits pour réduire les inégalités

Le Centre d’Information sur les Droits des Femmes et des Familles du Rhône (CIDFF) est une association Loi 1901, à but non lucratif. Elle est chargée de faire réduire les inégalités hommes-femmes via l’accès aux droits, l’accès à l’emploi et à la formation, la lutte contre les violences sexistes, … L’association met en place des actions de façon à faire évoluer les mentalités. Ses actions sont basées sur le principe d’égalité entre les femmes et les hommes, élément essentiel de toute société démocratique basée sur des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Bien que ce principe d’égalité soit aujourd’hui juridiquement acquis et inscrit dans les textes, l’observation des faits démontre une réalité plus nuancée. Certains acquis restent fragiles et des inégalités de traitement entre femmes et hommes demeurent. Que ce soit en matière d’accès à la formation, d’accès à l’emploi, pour la santé ou encore la parentalité, les membres des CIDFF donnent leur maximum à transmettre l’information sur les droits pour les femmes et ainsi minimiser les différences. Les membres des CIDFF s’engagent depuis 1974, à informer ses femmes, gratuitement, confidentiellement, mais surtout de manière personnalisée, dans un cadre de neutralité politique et confessionnelle.

Leur approche est engagée. Les membres des équipes CIDFF souhaitent s’éloigner de l’actuelle analyse neutre des faits sociaux en faisant parvenir aux pouvoirs publics les éléments d’analyse issus de l’activité d’information. Ils souhaitent intervenir sur l’ensemble des problématiques rencontrées de manière transversale et globale.

Le CIDFF du Rhône possède un Agrément National des « Centres d’Information sur les Droits des Femmes » et est Adhérent à la Charte du réseau national des CIDFF. Il est lié par une convention de partenariat avec l’Education Nationale et est un Établissement d’Information et de Consultation ou de Conseil Familial. Les missions des CIDFF s’inscrivent dans un cadre réglementaire précis et une démarche contractuelle.

Les missions du CIDFF ne préjugent pas du développement d’autres activités répondant aux besoins du public, des partenaires locaux et des institutions, dans le cadre des projets associatifs locaux et en cohérence avec le projet associatif national.

La feuille de route arrête les priorités nationales, validées par l’administration centrale des droits des femmes et de l’égalité, priorités que le CIDFF s’est fixé au regard de la convention annuelle d’objectifs. Ce document précise également les actions et les réflexions dans lesquelles le réseau CIDFF est invité à s’engager.

Un tremplin pour l’accès à l’emploi

CléA, est la première certification interprofessionnelle élaborée par les partenaires sociaux. Nous en parlons souvent, elle sécurise le parcours professionnel des salariés et développe la compétitivité des entreprises.

Qu’elles soient demandeurs d’emploi ou salariées, les personnes peu qualifiées, sans certifications professionnelles ou fragilisées socialement par les évolutions économiques peuvent aujourd’hui rester en contact avec l’emploi et renforcer leur employabilité grâce au certificat CléA. Les candidats sont pris en main et reçoivent un suivi personnalisé. Cette certification est reconnue dans tous les secteurs. Elle concerne prioritairement 3 à 4 millions de salarié.e.s ou demandeur.se.s d’emploi peu qualifié.e.s. Le certificat CléA est unique et identique pour tous les secteurs professionnels, il ne comporte pas de niveau ni de grade. Les candidats sont pris en charge et accompagnés. Ils accèdent à une démarche outillée et pilotée par un réseau d’acteurs dont le rôle et les missions sont clairement définis.

« Ces connaissances et compétences sont également utiles à la vie sociale, civique et culturelle de la personne » Article D.6113-31 du Code du travail.

En effet, le certificat CléA reconnaît surtout l’implication des personnes. Il valorise les efforts menés tout au long de cette démarche volontaire et prouve aux potentiels recruteurs la tenue professionnelle des bénéficiaires. Relever les points forts plutôt que stigmatiser les manques est l’objectif de cette certification. L’évaluation préalable présente la première étape dans la démarche de certification. Elle permet de mettre en lumière ses compétences et connaissances actuelles. C’est au cours de cette première étape que les besoins en formations et/ou remises à niveau seront identifiés. Le projet CléA pourra alors être établi.

Les connaissances et compétences liées à CléA sont une base suffisante pour permettre aux personnes certifiées de suivre une remise à niveau, des formations, ainsi de continuer à apprendre tout au long de leur parcours professionnel de manière à s’adapter aux évolutions dans tous les domaines et secteurs d’activité. Le parcours CléA est un réel accompagnement pour les entreprises puisqu’il constitue un outil d’accompagnement de leurs salariés dans une démarche globale, depuis l’identification des besoins en compétences jusqu’à la mise en œuvre de la certification.

Une collaboration vers le monde de l’emploi

Principalement femmes fragilisées voire victimes de violences, les personnes suivies par le CIDFF font preuve d’un manque de confiance certain. Ainsi, le rôle du CIDFF est de les informer sur leurs droits, notamment les droits d’accès à la formation.

Pour offrir à ces personnes l’accès à l’emploi, la certification CléA permettra de leur donner de nouveau confiance et d’accéder à des formations ou des remises à niveaux par la suite. Ces personnes seront alors en mesure de solliciter des plateformes de recrutement et de relancer leur vie professionnelle.

Le certificat CléA est un réel tremplin pour accéder à une vie professionnelle et redonner confiance. Les personnes qui en bénéficient font le choix de réaliser ce parcours certifiant dans une volonté de consolidation d’estime et de confiance en soi, d’acquisition d’un outil supplémentaire qui les aidera dans leurs démarches prochaines pour un accès à l’emploi et/ou un parcours complémentaire de formation professionnelle.

L’IFRA et le CIDFF travaillent en collaboration pour assurer la réinsertion professionnelle de ses femmes fragilisées. Ensemble, ils participent à la réduction des différences liées aux genres, redonnent confiance à de nombreuses personnes et participent à l’essor du monde professionnel.

COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

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COVID-19 : le maintien de nos formations à distance

Depuis le 11 mai, la France se déconfine ; cependant nos centres de formation demeurent fermés au public : la réouverture sera progressive afin de garantir la sécurité des stagiaires et des collaborateurs.
Dès le début de la crise sanitaire, nous nous sommes mobilisés pour maintenir une continuité pédagogique par tous les moyens efficients et pertinents. C’est dans cette optique que nous avons conçu des solutions de formation à distance, encore privilégiées à ce jour.
 

 

La réactivité immédiate

Nous vous en parlions le 27 avril dans notre dernier article, qu’en tant qu’opérateur de la Métropole de Lyon pour l’accompagnement des bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi, nous avons mis en place un plan de continuité de l’activité d’accompagnement individuel. L’activité socio-professionnelle n’a pas été la seule à bénéficier d’un tel maintien.

En effet, le service ingénierie IFRA, avec l’appui de Léo Lagrange Formation travaille depuis le 20 mars au développement d’une plateforme Moodle : https://ifra.leolagrange-formation.fr, permettant aux stagiaires équipés (ordinateur, tablette, smartphone) de poursuivre leur formation à distance. A ce jour, plus de 30 groupes en métiers du tertiaire, vente, FLE et DEAP poursuivent leur formation à distance. Cette plateforme est opérationnelle depuis début avril et propose :

  • Des ateliers thématiques à la journée (outiller sa candidature, préparer l’entretien d’embauche…
  • Des parcours certifiants : préparation aux métiers de la vente, de l’aide à la personne, de la gestion de paie et de la comptabilité
  • Des formations de français langue étrangère

Le travail réalisé par les équipes, ingénieurs pédagogiques et formateurs, est remarquable : tous ont fait preuve d’agilité pour relever le défi de déployer une offre de formation à distance de qualité. Ces adaptations à distance et le développement de chaque module nécessitent un back-office en ingénierie pédagogique important, en particulier en Français Langue Étrangère.

La solution en ligne proposée aux stagiaires privilégie le mode synchrone, c’est-à-dire que lors de chaque séance les stagiaires :

  • Retrouvent leur formateur et leurs camarades dans des classes virtuelles qui permettent des échanges directs, favorisant l’interactivité et la convivialité
  • Réalisent des activités en semi autonomie : les stagiaires peuvent à tout moment interpeller le formateur via un chat (messagerie instantanée) pour bénéficier d’explications, d’aiguillage, de guidance…

La priorité est de favoriser la participation de tous les stagiaires ; c’est pourquoi chacun est accompagné à la prise en main de la plateforme, l’objectif étant de limiter autant que possible les risques de fracture numérique. Quelques stagiaires ont tout de même été contraint de faire le choix d’attendre le retour du présentiel.

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« Si j’avais beaucoup d’appréhension avant de commencer la formation à distance, plus le temps passe, plus je trouve qu’il y a beaucoup d’avantages dans ce type de formation. » mentionne Nicoleta Oanea, formatrice AFC FLE.

 

La formation à distance

Les salariés mobilisés pour animer ces formations à distance ont découvert à vitesse grand V de nouvelles modalités de formation et les éventuelles craintes ont vite été balayées. Une révolution dans nos pratiques et le bilan est positif !

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«  Pour la réalisation des ateliers que nous mettons en œuvre pour Pôle Emploi, il y a un fort engouement de la part des participants : certains rencontrent des difficultés de connexion parce que leur équipement n’est pas toujours performant, mais tous ont une réelle volonté de participer et de bénéficier des différents apports de cette prestation à distance. » souligne Tanguy Dubourguet, animateur Ateliers

 

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« Aujourd’hui l’avantage principal de la formation à distance est certainement la flexibilité sur l’organisation des séances de formation ! Alterner entre classe virtuelle et travail en semi-autonomie est également un point essentiel et avantageux. » ajoute Quentin Marlhens, formateur AFC Vente.

 

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 « C’’est une réelle opportunité d’améliorer l’efficacité et la richesse de l’enseignement. Dans ce fabuleux projet j’apprécie l’objectif construit ensemble pour répondre aux besoins et aux attentes de nos stagiaires à distance ; dépasser leur capacité d’apprentissage et de promouvoir des interactions, le dialogue, le débat et l’échange interculturel. » précise Elena Jamet, formatrice OFII.

 

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« La FAD est bénéfique pour les stagiaires car elle leur permet de continuer leur formation et de garder un lien avec le formateur et l’organisme de formation. Un autre effet bénéfique : les stagiaires apprennent à se servir de l’outil numérique à travers la classe virtuelle. Ils sont plus autonomes maintenant. » précise Charlotte Delstein, formatrice OFII

 

Même si un retour en formation présentielle est désormais possible, l’ouverture de tous nos centres suivra un plan de reprise progressif afin de garantir des conditions sanitaires satisfaisantes pour accueillir les apprenants.

Cette crise a engendré de nombreux inconvénients mais nous en retirons le bénéfice de la formation à distance. Cette modalité pédagogique va perdurer pour s’inscrire dans nos pratiques ; notre offre formative digitale va ainsi évoluer et se développer au bénéfice des parcours de formation du « monde d’après ». 

La continuité de l’activité socio-professionnelle

La continuité de l’activité socio-professionnelle

IFRA

La continuité de l’activité socio-professionnelle

[COVID-19] A l’heure où le confinement touche à sa fin, la mobilisation de nos équipes et partenaires restent dominante. La formation est aussi un secteur fortement impacté par cette crise et des moyens sont déployés tant que possible pour assurer un maintien de l’activité ainsi qu’une continuité pédagogique. L’IFRA, opérateur de la métropole, tient à la nécessité de répondre aux besoins des bénéficiaires du rsa et des demandeurs d’emploi dans leur accompagnement vers l’emploi.

Des solutions mises en place

Conformément aux consignes du gouvernement et afin de respecter toutes les dispositions pour sensibiliser et préserver la santé de notre public et de nos collaborateurs.trices, tous les centres IFRA sont fermés au public depuis lundi 16 mars 2020. 

Dans ce contexte de crise sanitaire exceptionnelle, l’IFRA, opérateur de la Métropole de Lyon pour l’accompagnement des bénéficiaires du RSA et des demandeurs d’emploi, a pu rapidement mettre en place un plan de continuité de l’activité d’accompagnement individuel. Cette continuité a été fortement facilitée par l’organisation établie avec près de 85 % des chargés de mission en télétravail (partiel) à compter du 1er avril. Des solutions de substitutions sont ainsi mises en place : les  entretiens individuels sont organisés par téléphone et les réunions entre collaborateurs.trices en visio-conférence. La prise de contact est ainsi facilitée et le lien avec les conseillers est maintenu. Des démarches d’insertion se poursuivent également tant sur la partie formation que l’emploi, avec l’appui notamment des différents partenaires du territoire : MMIE, Pôle Emploi, les associations…

De la remise à niveau vers la réussite

De la remise à niveau vers la réussite

IFRA

De la remise à niveau vers la réussite

Depuis plusieurs semaines, des salarié.e.s du CCAS de Grenoble suivent une remise à niveau pour atteindre plusieurs objectifs. Zoom sur un projet né fin 2019.

L’émergence d’un projet

Au sein d’une commune, il existe un établissement public dont le rôle est de venir en aide aux personnes les plus fragiles. Cet établissement s’appelle le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS). Les CCAS constituent l’outil principal des municipalités pour mettre en œuvre les solidarités et organiser l’aide sociale au profit des habitants de la commune. Ainsi, les CCAS ont pour rôle de lutter contre l’exclusion, d’accompagner les personnes âgées, de soutenir les personnes souffrant de handicap et de gérer différentes structures destinées aux enfants.

En septembre 2019, l’IFRA est sollicité par le CCAS de la Ville de Grenoble, pour mettre en place une remise à niveau. Destinée dans un premier temps à une salariée de crèche souhaitant passer le concours d’auxiliaire de puériculture en 2020, la demande s’est très vite étendue. En effet, suite à un processus de recrutement en contrat PEC, le CCAS fait état d’une quinzaine de salariés souhaitant s’orienter vers la petite enfance, le CAP accompagnant.e éducatif.ve Petite Enfance (AEPE) et le diplôme d’Etat d’auxiliaire de puériculture (DEAP).  

Créé en 2018, le contrat PEC est un dispositif visant à favoriser l’embauche et la formation de personnes sans emploi : il remplace les contrats aidés. Aussi, l’employeur qui recrute en contrat PEC doit respecter certains engagements et entre autres :

  • La mise en place d’un accompagnement spécifique pour le salarié recruté en contrat PEC : aide à la prise de poste, construction du projet professionnel, aide à la recherche d’emploi à la sortie, etc.
  • La mise en place des actions de formation : pré-qualification, période(s) de professionnalisation, VAE, etc.

Pour les salarié.e.s du CCAS, travailler en crèche leur permet d’acquérir de l’expérience, nécessaire au passage en candidat libre au CAP accompagnant.e éducatif.ve petite enfance (AEPE) ou du diplôme d’État d’auxiliaire de puériculture (DEAP). C’est par une première réussite que l’IFRA est de nouveau sollicité par le CCAS pour réaliser une remise à niveau de 15 salariés de crèches différentes.

Une remise à niveau individualisée

Sous l’impulsion de Claire Giolito, chargée de formation et DRH / Pôle Accompagnement des Collectifs au CCAS de Grenoble, quinze salarié.e.s saisissent l’opportunité d’une remise à niveau et participent dans un premier temps à une information collective.

Durant cette même journée, les salarié.e.s réalisent des tests de positionnements en français, mathématiques et biologie. Ces tests sont suivis d’un entretien individuel permettant à nos équipes de prendre connaissance du parcours de chacun et d’évaluer leurs motivations.  Par ce premier bilan, c’est ainsi qu’une durée de formation individuelle est soumise au CCAS.

Depuis le 13 janvier 2020, c’est avec plaisir que nous accompagnons ces salarié.e.s en formation individualisée a raison de 3,5h à 7h par semaine, selon leur niveau, leur qualification initiale et leur projet de formation.

L’objectif de cette remise à niveau, qui prendra (initialement) fin en juin 2020, est de permettre aux salarié.e.s de travailler sur les prérequis et les matières socle du concours. Le travail sur ces matières leur donne également un clair avantage pour leur future formation qualifiante. Réussite reste donc le maître-mot.