Quel avenir pour la formation ?

Quel avenir pour la formation ?

La formation

Quel avenir pour la formation ?

Cet article est une reproduction autorisée de la dépêche de l’AEF datant du 28 novembre 2017 et écrit par Christophe Marty.

Le 28 novembre, l’IFRA était présent au colloque Synofdes, syndicat employeur des organismes de formation de l’économie sociale dont font partie les organismes de formation Léo Lagrange / Fédération Nationale des UROF : « Quel avenir pour la formation ? Ce même jour, ils ont rendu public un Livre blanc sur l’avenir de la formation professionnelle qu’ils inscrivent clairement dans le cadre de la nouvelle réforme de la formation professionnelle prévue en 2018.
Les deux organisations estiment toutefois que, au-delà des formations techniques, une attention particulière doit être portée aux formations transverses et formulent une douzaine de propositions réparties sur trois thématiques. Entre autres, elles appellent à « financer l’innovation et l’ingénierie » pédagogiques ou encore à « s’engager dans une véritable politique de qualité ».

« Les nouvelles formes d’emplois […] et l’évolution toujours plus rapide des technologies modifient notre modèle social et imposent de penser les droits des actifs dans une optique d’accompagnement tout au long de leur vie professionnelle », constatent le Synofdes (Syndicat national des organismes de formation de l’économie sociale) et la Fédération nationale des Urof dans l’introduction de leur Livre blanc. Rendu public à l’occasion d’un colloque consacré à « l’avenir de la formation professionnelle », ce document est clairement positionné comme une contribution à la nouvelle réforme de ces deux organisations qui représentent des organismes de formation du champ social.

L’enjeu des compétences transversales

Pour les deux organisations, « ces transformations [ainsi que] la transformation de la sociologie des entreprises qu’elles induisent, imposent, au-delà de la maîtrise de compétences expertes sur le digital et de nouvelles compétences techniques, une augmentation du besoin de compétences dites ‘transversales’ de tous les actifs ». Une « question des compétences transversales, transférables, cognitives ou relationnelles [qui] s’impose désormais comme un enjeu incontournable de la transformation de notre économie et cela pour tous les actifs ».

Les représentants des organismes de formation appuient également leur analyse sur « la demande des entreprises » qui soulignent la priorité à donner « aux compétences cognitives, verbales et relationnelles », même si, reconnaissent-ils, ces formations ne sont pas forcément « bien priorisées dans les plans de formation ».

Des adaptations du système a parfaire

Dans leurs constats, le Synofdes et la Fédération nationale des Urof notent également que, pour faire face à toutes les évolutions qui sont identifiées, le « système de formation s’est [déjà] fortement transformé ces dernières années ». Pourtant, si « la philosophie générale qui sous-tend [les dernières] réformes, autour de la place de l’individu acteur et d’un droit à l’accompagnement avec la création du Conseil en évolution professionnelle (CEP), va dans le bon sens, il reste encore des inégalités fortes, une inadéquation entre besoins d’emploi et formation (coexistence d’un chômage élevé et besoins de recrutement non satisfaits) et des cloisonnements non résolus ».

Pour aller plus loin, les deux organisations formulent une douzaine de propositions déroulées autour de trois thématiques/ambitions :

– « La formation, facteur de compétitivité systémique, doit conjuguer justice sociale et efficacité économique » ;

– « L’autonomie de l’individu doit être amplifiée… » ;

– « …dans un système de régulation mieux régulé ».

12 propositions

Les propositions du Synofdes et de la Fédération nationale des Urof, « livrées à la réflexion des décideurs pour traduire [leurs] ambitions dans la future réforme » portent sur

« Une mobilisation concertée de l’ensemble des acteurs dans une approche d’adéquation Emploi-Formation dont les objectifs doivent être clarifiés », avec notamment « la définition de la programmation des actions de formation professionnelle des jeunes et des adultes [au] niveau régional », mais avec, en même temps, « une politique nationale structurante sur des filières d’avenir » ;

« Un parcours d’accès à la formation pour les demandeurs d’emploi à réformer », notamment en déployant « une offre collective de formation continue ayant pour objectif de permettre à tous ceux qui ne sont pas qualifiés d’obtenir au moins un niveau V ou IV validé et à ceux qui sont déjà qualifiés d’acquérir les nouveaux savoirs indispensables au contexte des transitions numériques, environnementales… » ;

« Une mobilisation et un plan d’actions concerté au service de la maîtrise des soft-skills », par exemple en intégrant « l’acquisition de compétences transversales & transférables dans le contenu des formations qualifiantes, et ce, quel que soit le niveau visé par la formation » ;

« Repenser la rémunération et le statut des personnes en formation » en retenant « une approche basée sur les conditions d’existence et le niveau de qualification » ;

« Simplifier l’accès à l’information et à l’orientation pour les salariés comme pour les demandeurs d’emploi », par exemple en déployant « un site grand public sur l’information et l’orientation dans une logique usager, au contenu enrichi » ;

« Renforcer le droit à l’accompagnement, ce qui suppose d’assurer un droit financé permettant de déployer un service de qualité et de mettre en place une réelle coordination des acteurs », en étoffant « le contenu de l’accompagnement, notamment en lien avec le CPA, autour d’un accompagnement global (et pas uniquement professionnel) des bénéficiaires dans l’objectif de sécuriser les parcours » ;

« Élargir et décloisonner le droit à la formation », en réformant « en profondeur le CPF pour créer un vrai droit individuel opposable » ;

« S’engager véritablement dans une politique de qualité exigeante et engageante », mêlant une approche macro (Datadock) et micro (autour de la relation client-prestataire) ;

« Améliorer le recueil des données : les systèmes d’information », avec le déploiement d’une  » plateforme unique de saisie pour alimenter le site d’information grand public sur l’information, l’accompagnement et la formation » ;

« Modifier les modalités d’achat des formations », en retenant « des modalités de contractualisation assurant visibilité aux organismes de formation et prise en charge des coûts de mise en oeuvre du service, en contrepartie d’évaluation de la ‘performance' » ;

« Financer l’innovation et l’ingénierie », en intégrant dans le PIC (plan d’investissement compétences) « la possibilité de financer des réseaux et/ou des opérateurs concourant à l’intérêt général afin de garantir l’essaimage et l’appropriation de ces outils par une large part des opérateurs participant au service public conventionné de la formation, selon des modalités financières compatibles » ;

« Clarifier les compétences des acteurs », notamment en finalisant « la compétence des régions sur l’ensemble de la chaîne orientation-formation-emploi.

 

  Télécharger en pdf le Livre blanc – Le Synofdes & la Fédération nationale des UROF

 

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Qu’est ce que le certificat CléA ?

Qu’est ce que le certificat CléA ?

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Le certificat CléA

CléA, est la première certification interprofessionnelle élaborée par les partenaires sociaux. Elle sécurise le parcours professionnel des salariés et développe la compétitivité des entreprises.

CléA : comment a-t-elle été développé ?

Son originalité est de construire une offre de formation personnalisée, précédée et accompagnée par une évaluation. Celle-ci balaye 7 domaines de connaissances et de compétences.
Il permet au plus grand nombre d’acquérir et de valoriser leurs connaissances et compétences.
Créé par le Comité Paritaire Interprofessionnel National pour l’Emploi et la Formation, le certificat CléA est un outil au service de la formation, de l’emploi, de l’évolution professionnelle et de la compétitivité.

Qui en bénéficie ?

Cette certification est reconnue dans tous les secteurs. Elle concerne prioritairement 3 à 4 millions de salarié.e.s ou demandeur.se.s d’emploi peu qualifié.e.s. « Grâce à la certification CléA, je me suis rendue compte que mes compétences, mes expériences et mes acquis étaient reconnus »,raconte Brigitte, 48 ans. « J’ai repris confiance en moi et cela m’a motivée pour suivre une formation qualifiante dans le domaine des services à la personne. Je vais de l’avant ! ». Ainsi, tout demandeur.euse d’emploi ou salarié.e peut contacter l’IFRA pour passer la certification CléA.